Description du projet
RESILIÂNCE (RESILience des chÂtaigneraies fruitières et iNnovation de techniques CulturalEs face aux changements globaux) est un projet de recherche et d’innovation d’une durée de quatre ans (1er janvier 2025 – 31 décembre 2028), porté par le CNRS – CEFE (UMR 5175 Centre d’Écologie Fonctionnelle et Évolutive) et coordonné scientifiquement par Yildiz Aumeeruddy-Thomas.
Le consortium regroupe 14 partenaires de la recherche, du développement agricole et de la filière castanéicole, incluant notamment l’INRAE, plusieurs Chambres d’Agriculture, des associations de producteurs et des organisations interprofessionnelles, répartis sur les principales régions castanéicoles françaises : Ardèche, Ariège, Cévennes (Gard, Lozère, Hérault, Tarn), Corse, Dordogne et Var.
Le projet s’appuie également sur des prestataires de services et des référents de sites impliqués dans les activités de terrain.

Carte des 14 partenaires financés du projet RESILIÂNCE
Un partenariat avec des acteurs diversifiés
L’originalité du projet RESILIÂNCE repose sur la diversité et la complémentarité des partenariats mobilisés. Les acteurs impliqués interviennent à différentes échelles géographiques – nationale, régionale, départementale – jusqu’aux parcelles et aux exploitations agricoles. Cette organisation permet de co-construire, de la conception des recherches à leur mise en oeuvre et à l’application potentielle des résultats sur le terrain, selon le choix des producteurs et des organismes techniques qui sont pleinement informés tout au long des résultats, des limites et contraintes.
Le projet s’appuie sur des partenaires capables de diffuser largement les acquis et d’accompagner leur déploiement dans les territoires. Grâce à son lien étroit avec le Syndicat National des Producteurs de Châtaigne, RESILIÂNCE est en mesure de proposer des solutions pratiques, sinon d’ouvrir des débats fructueux et participatifs au sein de la filière, afin d’accompagner à la fois les enjeux actuels et les perspectives d’avenir.
Un suivi scientifique in-situ
Sur le plan conceptuel, RESILIÂNCE se distingue par des approches innovantes de modélisation phénoclimatique fondées sur des observations réalisées directement sur les fermes par les producteurs, grâce à un protocole commun co-construit entre chercheurs et producteurs, le tout formant un réseau de 33 Sites de Références qui sont des laboratoires en grandeur nature, reliés grâce à des échanges au sein du projet.
Chaque variété est suivie dans des conditions climatiques contrastées, sur deux à trois exploitations aux contextes très différents. Cette méthodologie permet d’intégrer simultanément des situations climatiques variées, constituant un gain de temps significatif par rapport à des expérimentations hors sol, difficiles à reproduire fidèlement. Diverses expérimentations de techniques innovantes sont aussi testées sur des fermes pilotes du projet : irrigation, améliorations des sols (biochar, compostage, mycorhization, etc.).
Une co-construction à toutes les étapes du projet
La co-construction constitue un pilier central du projet, depuis l’identification des enjeux jusqu’à l’élaboration des protocoles scientifiques. Cette démarche favorise la diffusion des résultats et renforce les processus d’apprentissage collectif. L’approche interdisciplinaire et transdisciplinaire de RESILIÂNCE permet des échanges constants entre recherche fondamentale et appliquée, ainsi qu’entre connaissances scientifiques et savoirs issus de la pratique.
Des outils avancés au service d’une compréhension fine des systèmes
Le recours à des outils de génétique et de phénotypage constitue une base scientifique solide. L’innovation réside notamment dans le croisement de ces données avec des informations environnementales micro-locales, encore rarement prises en compte. La diversité des techniques culturales étudiées permet d’explorer un large éventail de situations et de pratiques.
